Bruce LaBruce : Born To Be Wilde à la galerie Nivet-Carzon et à la galerie Le Braque, Paris.

Gwenaël Billaud, la galerie Bertrand Grimont, Jérôme Nivet-Carzon et Alisa Phommahaxay invitent l’artiste canadien Bruce LaBruce pour présenter ses nouvelles pièces photographiques et filmiques.

Galerie Nivet-Carzon, du 4 au 7  mai 2016, vernissage mercredi 4 mai à partir de 18h, en présence de l’artiste.

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« Quand j’étais gosse, comme tous les petits pédés, j’étais fasciné par les stars, les icônes du cinéma. Aujourd’hui encore, je passe des heures sur YouTube à revoir des scènes culte. » Et de l’obsession enfantine se dégage une détestation du Hollywood actuel : « Autrefois, n’importe quel film grand public était plus subversif en termes de rapports de classe, de genre. C’était de l’anticapitalisme pur. Maintenant, les films de superhéros mettent en scène des entrepreneurs. Tout est néolibéral. » Bruce LaBruce

Bruce Labruce est un réalisateur photographe canadien, il se situe quelque part entre Oscar Wilde et Saint Simon, Son œil moderne acéré possède cet agent provocateur et Il en atténue l’insolence. « Bruce LaBruce n’a rien de Sade ni de Genet. C’est moins un provocateur qu’un satiriste, moins un acteur qu’un observateur enregistrant les travers de ses contemporains. C’est un personnage comique qui pose un regard acéré sur l’underground, qui n’existe plus, et sur l’intelligentsia indie gay, qui existe bel et bien. » extrait de libération
« Je ne crois pas tellement à la vertu de la provocation. Beaucoup de mes films dérangent simplement parce que le public manque de vocabulaire pour en parler. Mon dernier film, LA Zombie (avec l’acteur X François Sagat), a été interdit en Australie, tandis qu’au festival de Locarno certains ont crié au chef-d’œuvre. »
Bruce LaBruce a réalisé plus d’une dizaine de long métrage, il est encensé par le public et la critique pour son film Gérontophilia.
Au travers de ses œuvres, Bruce Labruce ne cesse de dénoncer le fascisme corporel.

A la galerie Jérome Nivet Carzon et à la galerie Le Braque, Bruce la Bruce pour la première fois à Paris et après le MOMA de New york, présente son travail photographique et vidéographique. Dans son univers artistique, le désir côtoie le dérangeant et le sacré, la pornographie s’éloigne de son essence pour devenir à la fois métaphysique et déjanté. Pour Foulcaut, le sexe est pouvoir.
Dans la volonté de Puissance, Nietzsche aborde la chrétienté en ces termes « Problème générale que devient l’homme qui blasphème la nature, la renie et la néglige dans la pratique ? En fait, le chrétien apparaît comme une forme excessive de la maîtrise de soi ; pour dompter ses désirs, il paraît avoir besoin de les anéantir ou de les mettre en croix » Bruce Labruce nous plonge à la fois dans le sacré et le profane avec ses piétas. Bataille dans l’érotisme dit « La bénéfique est proche de la sexualité animale, en opposition à l’érotisme qui est le propre de l’homme et n’a rien de génital que l’origine. L’Erotisme, en principe stérile, représente le Mal et le diabolique. » La question du corps prend des allures De Profundis chez Bruce LaBruce et marche en pensée à côté d’Oscar Wilde « A dire vrai, et au bout du compte, c’est là le charme de Jésus. Il est lui-même tout à fait semblable à une œuvre d’art. Il n’enseigne pas vraiment quelque chose, mais lorsqu’on se retrouve en sa présence. Au moins une fois dans sa vie, chacun marche aux cotés de Jésus vers Emmaüs » Alors Marchons avec Bruce LaBruce et devenons un « Born To Be Wilde « 

Texte de Gwenaël Billaud, artiste et curator

Et Merci à Clarisse Tranchard pour son aide en communication

Galerie Nivet-Carzon
2 Rue Geoffroy l’Angevin, 75004 Paris
Métro Rambuteau

Galerie Le Braque, du 6 mai au 6 juin, vernissage vendredi 6 mai à partir de 19h en présence et avec Djset de l’artiste.

Le restaurant le Braque ouvre son espace d’exposition d’art contemporain (vidéo et pièces) et accueille le Vendredi 6 mai à partir de 19h dans ses caves voutées-Troublées- underground l’exposition du tumultueux cinéaste et photographe canadien Bruce LaBruce.

Des volutes de cheveux ondulées, des Blondes entrain de chevaucher des panneaux de signalisations. Les Banlieues de Toronto ou de Berlin deviennent les espaces d’expression des beautés Transsexuelles à talons hauts. L’Univers de Bruce Labruce à la fois drôle, poétique exprime la décadence dansante de l’Art libéré de ses conventions. Le réalisateur sulfureux de (LA Zombie, Gérontophilia) présente dix photographies inédites et le film Offing Jack. Un film qui est dédié à l’expression sensuelle de la différence
Des photographies issues de la série Gérontophilia seront présentées. « Bruce LaBruce dépouille Gerontophilia de quelques-uns des éléments visuels typiques de son cinéma : les scènes de sexe et l’image DIY. Ici, c’est un cadre net, travaillé, joli comme celui d’une comédie romantique indé. Serait-ce un assagissement ? A peine, puisque le réalisateur canadien fait d’un thème jugé choquant (les relations intergénérationnelles) une fausse bleuette. » Next-Libération- 25 mars 2014
Dans son univers artistique, le désir côtoie le dérangeant et le sacré, la pornographie s’éloigne de son essence pour devenir à la fois métaphysique et déjanté.

 
Exposition du 6 mai au 6 juin
Galerie Le Braque
11 rue de Braque 75003 Paris
Métro Rambuteau Direction artistique de la Galerie Le Braque: Gwenael Billaud

Bruce LaBruce en 6 dates  
3 janvier 1964 Naissance à Southampton au Canada, (Ontario).
1991 Réalise son premier long métrage No Skin Off My Ass.
1996 Hustler White.
2004 The Raspberry Reich.
26 mars 2014 Sortie de Gerontophilia.
Mai 2014 Préside le jury de la Queer Palm au Festival de Cannes.

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